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“Les choses humaines” Karine Tuil

Au risque de me prendre une avalanche de houuu houuuu (si je fais mal le son, c’était censé être des huées, pas un hibou qui a la gastro) : bof bof.

C’est distrayant, c’est fade, c’est mignon. C’est surtout à la mode. S’il y a des pages que j’ai réellement aimées, c’est bien celles de la fin, bien pensées et bien écrites, qui pour le coup, m’ont fait ressentir ce qui a fait défaut tout au long de la lecture : le frisson.

Vu l’engouement, vu les avalanches de prix qui lui sont promis, on devrait pouvoir prétendre à de l’excellence. (Non je ne crois pas au père Noël).
Sans offense pour l’auteur dont je ne renie ni le talent ni le travail colossal de recherches, (et je pense qu’elle prend pour toutes les déceptions et incompréhensions passées que j’ai pu avoir en découvrant certaines sélections ou NON sélections), en tant que lectrice, j’aspire simplement à mieux, j’aspire à ce que les livres promis, promus, et mis en avant, soient à la hauteur des ancêtres littéraires, jaspire a ce qu’ils soient un modèle pour la jeune génération à venir.

Que récompense-t-on aujourd’hui dans les prix littéraires ? Où est le style ? Si le style fait défaut, où est l’histoire ?
Parce qu’on surfe sur une vague d’actualité, nous sommes promis à la postérité ? L’actualité n’est-elle pas elle-même par essence passagère ?

J’en oublie de vous parler de l’histoire.
Un couple, une différence d’âge importante, les médias, l’envie et le besoin viscéral de rester au sommet, de protéger les acquis, une histoire ambiguë de sexe (violera, violera pas) et la deuxième moitié du livre pour décrire un procès à la manière d’un documentaire. C’est distrayant (bis), c’est instructif, ça se lit vite et bien.

Mais ça s’arrête là. Goncourt ? Vraiment ?

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