Chroniques, Livres

Le monde du vivant – Florent Marchet

Florent Marchet signe un premier roman sans prétention qui fait mouche. Parce qu’il parle d’ordinaire, d’une famille ordinaire aux drames ordinaires, aux idéaux giflés par la réalité de la vie.

Dans l’été caniculaire, à Levroux, la famille Wengler mène une vie de labeur, jalonnée par des incompréhensions qui empoisonnent leurs liens. Lien père-fille, lien mari-femme, lien frère-sœur, la famille se déchire en silence, se délite à force de non-dits et de frustrations.
Le père, dans une utopie bornée, s’acharne à faire vivre sa ferme biologique, et n’entend pas que ses proches puissent avoir d’autres aspirations.

L’adolescente rêve d’évasion, se sent emprisonnée dans des rêves paternels qui ne lui appartiennent pas. Entre les deux gravitent la mère et le petit frère, tampons des colères sourdes, jusqu’à l’arrivée dun tiers, Théo, qui va cristalliser tous ces mouvements confus.

Une analyse fine des personnalités dans ce premier roman qui se lit facilement et qui est une première pour Florent Marchet.

L’artiste aux multiples casquettes (Il est d’abord musicien et interprète) s’inspire des lieux de sa jeunesse, qu’une exposition photo sous l’objectif du très talentueux Eric Caravaca avait prévu d’immortaliser cet automne.

Aux Éditions Stock.

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