Featured

En une citation…

 

Les poètes sont des oiseaux. Tout bruit les fait chanter

Châteaubriand

 

Rencontres Littéraires, Uncategorized

Salon du Livre de Livre de Limoges

Poser des questions aux auteurs, c’est les chercher dans leurs mots, les comprendre dans leurs fragilités, avoir au creux de la main le fruit de leur travail, leurs doutes, leurs questionnements.

Ce n’est pas rien de se faire questionner sur quelque chose sur lequel on a planché pendant des mois, qui est suspendu à l’accueil d’un public, conquis d’avance ou pas. Que ça soit un premier roman ou un énième, un auteur reconnu ou novice, que la lecture soit de ma première sensibilité ou pas, on s’étonne parfois du même temps que je passe à préparer ces rencontres, on me demande pourquoi je vais chercher le détail dans une page passée inaperçue. Je pourrais vous répondre par professionnalisme mais cela sonnerait creux. C’est avant tout parce que je considère que le métier d’auteur, comme tous ceux où on met de son âme, contient quelque chose du soi, et je conçois que c’est ce bout de soi qu’il mettent entre mes mains et dans mes questions. Je mesure la confiance qui m’est faite pendant ces heures d’échange, et j’essaie d’en être à la hauteur.

Dans rencontre littéraire, il y a le mot rencontre, et c’est cela, une rencontre avec ces hommes et ces femmes, que j’ai tenté de déceler dans leurs mots.

Créations, Texte court

face à face

Je ne sais pas toujours où est ma place, parfois je trébuche d’un monde à l’autre, d’une langue à l’autre, je cherche les réponses dans l’ombre des disparus. Mes horizons sont multiples et mon regard quelques fois ne sait plus se fixer sur l’un sans regretter l’autre. Mais toujours, toujours, devant un tableau ou un vers de poésie, mes morceaux se réparent, et la certitude que ma place est là, assise devant ce monde où le sombre est lumière, où les ombres peuvent être peintes, dans l’interstice où se faufilent ces âmes belles et déglinguées, en quête de salut et d’absolu, entre un battement de cœur et une larme suspendue.

 

Rencontres Littéraires

Rencontre

Rencontre avec Mohamed Mbougar Sarr, Lauréat du prix Goncourt 2021,au festival du livre de Paris. Ou quand je redeviens la petite lectrice intimidée devant tant de talent et d’humanité.

Chroniques, Livres

Tanger sous la pluie – Abdel de Bruxelles, Fabien Grolleau

Bouleversant.

Depuis la rencontre avec le triptyque de Matisse exposé dans la collection Morozov (vous pouvez retrouver la chronique radio que je lui ai consacré dans le lien qui se trouve en bio) une envie de saisir davantage cet attrait des peintres occidentaux pour Tanger à l’orée du XXème siècle.

Et voilà que je découvre cette formidable bande dessinée « Tanger sous la pluie ».
Le sous-titre a beau être « Matisse au Maroc », ce roman graphique a aussi en son centre Zohra, la modèle mystérieuse qui se retrouve dans tant de tableaux de Matisse, et dont on pense aujourd’hui qu’elle était une prostituée.

Avec des références aux contes des mille et une nuits, un subtil rappel de certains enjeux sociaux (dans ce cas, la naissance d’un enfant hors mariage), sans jugement, sans d’inutiles dénonciations, sans fioritures.

Un regard artistique, profond, sur cette ville à la croisée des mondes qu’est Tanger, sur la complexité de la création, sur la parenthèse Tangéroise de Matisse qui a marqué un tournant dans sa carrière de peintre, comme Delacroix avant lui.
« Alors quelle vérité sur Matisse dans cet album? quels mensonges? Simplement, nous avons essayé de raconter ce moment à part à Tanger, un peu comme Matisse avait pu essayer de le peindre. »

Merci à la Librairie l’Intant pour cette formidable découverte et aux auteurs pour ce moment de grâce.

Aux éditions Dargaud

Chroniques, Livres

555 – Hélène Gestern

Une mystérieuse partition qui apparaît et qui ébranle le milieu de la musique, et plus particulièrement 5 protagonistes. En quelques mots, voici le pitch de ce roman qui vient d’être auréolé du Grand Prix RTL-Lire (à juste titre).
Si vous décortiquez un peu plus, au-delà de cette enquête qui vous tient en haleine, au-delà de nous faire connaître le clavecin, Scarlatti et ses sonates, ce qui fait sortir ce roman du lot, c’est la délicatesse des mots choisis, la façon de « dire » la musique, de réussir à capter la grâce du son qui peut naître de la main et des fêlures de l’homme.
Voyez par vous-mêmes :
« Ils lui ont légué le capital de souffrance, la fêlure, le manque qui donne à tout artiste la force d’exercer son sacerdoce absurde et magnifique. »
« Cette sonate est un tourbillon émotionnel qui mélange l’exultation, l’apaisement, l’allégresse. La joie qui s’y exprime est pénétrée d’ombres; Dieu sait de quelles douleurs le compositeur a nourri l’or et la lumière qui font vibrer sa musique »

Seul bémol de mon humble point de vue, une fin moins grandiose qu’espéré vu la virtuosité de l’autrice.

Aux éditions Arléa

Rencontres Littéraires

Rencontre littéraire Isabelle Dangy

Soirée de lancement et rencontre avec Isabelle Dangy à la librairie Delamain pour son roman “Les nus d’Hersanghem”, éditions Le Passage : une fiction qui se déroule dans une ville fictive du Nord de la France avec une flopée de personnages hauts en couleurs.

Rencontres Littéraires

Rencontre littéraire Agathe Sanjuan

Soirée de lancement du premier roman d’Agathe Sanjuan “La maison enchantée”, paru aux éditions Les forges de Vulcain, que j’ai eu le plaisir d’interroger sur cette oeuvre mélangeant onirisme, recherche de soi et fantastique.

A la librairie Delamain.

Février 2022